Le portrait

EMI : l’innovation au service de la mobilité durable

EMI : l’innovation au service de la mobilité durable

Les cyclomoteurs de l’entreprise auvergnate EMI ont le vent en poupe. La ville d’Issoire en Auvergne ainsi que sa police municipale se sont en effet équipées de ces deux-roues électriques tout-terrain et urbains. D’autres communes françaises et nord-américaines se montrent aussi intéressées. Une bonne nouvelle pour EMI qui mise depuis plusieurs années sur la mobilité durable.

C’est au cœur du Puy-de-Dôme, à Brassac-les-Mines plus exactement, que la société EMI (Electro Mécanique Industries) s’est implantée il y a plus de vingt ans. Engagée dans la mobilité durable, l’entreprise a lancé en 2015 un plan sur 3 ans pour développer une gamme complète de véhicules électriques avec une fabrication 100% made in France, ou plutôt 100% made in Auvergne.

L’objectif d’Eric Boudot, directeur général d’EMI, est de « fabriquer en grande partie les pièces composantes des véhicules deux-roues et plus particulièrement une chaîne de traction complète, c’est-à-dire le moteur électrique et la batterie lithium en France ».

Une stratégie d’intégration qui s’appuie sur l’expertise historique de plusieurs métiers technologiques au sein de l’entreprise. A la clé, une agilité plus grande, source de compétitivité face aux pays émergents.

Des solutions de mobilité durable

La gamme de véhicules d’EMI comprend cinq modèles urbains et tout-terrain destinés au grand public avec deux déclinaisons destinées aux professionnels. « Nous avons conçu des cyclomoteurs répondant spécifiquement aux besoins de mobilité urbaine des forces de l’ordre avec des options telles que le deux tons et le gyrophare. Et nous développons aujourd’hui des véhicules pour la livraison ainsi que la gestion du dernier kilomètre en logistique, notamment pour les professionnels de la restauration rapide. ». L’intégralité de la gamme sera mise sur le marché dans les 6 prochains mois. « Nous souhaitions nous orienter vers un produit propre, complet, qui nous donne une force industrielle et l’opportunité d’investir le marché du développement durable », poursuit Eric Boudot.

Pour concrétiser cette orientation, l’entreprise a mené une politique d’innovation ambitieuse : « Nous avons décidé de monter une chaîne de production de batteries lithium et de développer toute l’électronique permettant d’optimiser la capacité des batteries, la durée de vie, la performance et la fiabilité ; ce qui est le challenge de ces produits aujourd’hui sur le marché. » Un cas exemplaire de la capacité d’innovation de l’industrie, comme l’explique Éric Boudot : « La France a de nombreux atouts industriels, à la seule condition d’avoir un modèle industriel adapté qui nous permette d’être compétitif demain. »

Investir des secteurs d’avenir

Après la mobilité durable et le stockage d’énergie, EMI investit progressivement le marché des objets connectés : « Nos clients apprécient notre capacité à produire l’ensemble des composants de ces objets sur un  même site. Il y a peu d’entreprises qui en sont capables aujourd’hui ». Ces objets se retrouvent aujourd’hui sur le marché grand public mais aussi dans le secteur industriel, notamment pour la collecte de données à distance.

« Concernant les objets connectés, nous avons renforcé nos compétences en interne mais ça n’a été qu’une extension de ce que nous faisions déjà. Sur la mobilité électrique, nous avons eu recours à des opérations de formation et de recrutement pour densifier nos équipes ». 

EMI recrute !

Et pour accompagner sa croissance, EMI est à la recherche de nouveaux collaborateurs dans les domaines de l’usinage, de l’injection plastique, l’électronique ou dans le montage des cycles. « Nous faisons de la formation interne mais nous ne pouvons pas faire que cela. Nous souhaitons recruter des professionnels qui sauront apporter toute leur expertise au service de notre branche. Il y a de vraies perspectives de carrière dans l’industrie et des métiers qui demandent juste à être pourvus ! ».