Focus économique

Emploi : l’embellie se poursuit

EMPLOI : L’EMBELLIE SE POURSUIT

Dynamisme de l’emploi au début 2017…

La situation continue de s’améliorer sur le marché du travail. L’Insee a comptabilisé 76 000 créations nettes de postes dans le secteur marchand sur les trois premiers mois de 2017, soit la plus forte augmentation depuis dix ans. A 16,6 millions, l’emploi est au plus haut depuis la mi-2008, se rapprochant de son pic de l’époque. La progression des effectifs dans le tertiaire a gagné en dynamisme (+ 0,6 % en glissement trimestriel, à 12,1 millions) malgré le ralentissement de l’intérim. L’emploi dans la construction a renoué avec la croissance (+ 0,7 %, à 1,3 million), mettant fin à près de huit années de repli à la suite desquelles il avait chuté de plus de 13 %. Dans l’industrie manufacturière hors intérim, le nombre de salariés continue de reculer (- 0,1 %, à 2,8 millions), à un rythme toutefois nettement plus modéré qu’antérieurement. En intégrant les intérimaires travaillant dans le secteur, l’emploi a même légèrement grimpé à partir de la mi-2016, une première depuis 2011.

Selon les prévisions de l’Insee, les créations d’emplois ralentiraient durant la seconde partie de 2017, suite à la dissipation progressive des effets des mesures d’enrichissement de la croissance en emplois (CICE, prime à l’embauche). Elles atteindraient un peu plus de 200 000 au total sur l’année, résultat similaire à 2016. Les indicateurs conjoncturels les plus récents sont globalement bien orientés, avec des embauches qui s’inscrivent à des niveaux records en avril-mai et un climat de l’emploi (nouvel indice diffusé par l’Insee) au plus haut. Les chefs d’entreprise deviennent plus optimistes quant à l’évolution de leurs effectifs ces prochains mois, que ce soit dans les services, le bâtiment, le commerce  et – dans une moindre mesure – l’industrie.

… et reflux du chômage

Le taux de chômage au sens du BIT s’est timidement infléchi à la baisse à la fin 2015, mouvement qui s’est accentué en ce début d’année. L’indicateur a en effet reculé de 0,4 point en France au premier trimestre 2017, à 9,6 % de la population active. En métropole, le ratio ressort désormais à 9,3 %, au plus bas depuis le printemps 2012. Les nombreuses créations d’emplois constituent le principal facteur de baisse du chômage puisqu’elles dépassent désormais franchement la hausse de la population active. Chez les moins de 25 ans, la part des actifs à la recherche d’un emploi se replie depuis l’été 2016, s’élevant à 21,8 %, un creux de près de six ans. Le taux de chômage redescend à 8,7 % chez les 25-49 ans et fluctue autour de 6,5 % depuis 2012 chez les 50 ans et plus. Dans l’ensemble, la tendance se poursuivrait jusqu’à la fin de l’exercice en cours, de sorte que l’indicateur s’approcherait de la barre des 9 %.