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Métal Insertion passe à la vitesse supérieure

Métal Insertion passe à la vitesse supérieure

Soutenue par le fonds A2i depuis sa création en 2012, Métal Insertion, une entreprise d’insertion de l’agglomération lilloise, spécialisée dans la métallerie, franchit un cap avec le recrutement de quatre salariés supplémentaires et de nouveaux investissements.

De nouveaux locaux, de nouveaux clients, de nouveaux équipements, de nouvelles recrues… créée en 2012 par un jeune ingénieur diplômé de l’Icam de Lille, Antoine Bobot, l’entreprise Métal Insertion est en pleine croissance. Couvée par l’UIMM-Udimétal, la chambre syndicale de la métallurgie du Nord-Pas de Calais, « enthousiasmée » par le projet de ce jeune entrepreneur trentenaire, la première entreprise d’insertion opérant dans le secteur de la métallerie a non seulement pérennisé son activité mais elle a déjà créé une vingtaine d’emplois en CDD d’insertion. Et elle voit désormais plus loin et plus grand.

La deuxième étape de son développement consiste à mettre aux normes ses nouveaux locaux de La Madeleine, qui pourront servir de showroom et accueillir du public, à investir dans de nouvelles machines (presse plieuse, postes à souder, scie à ruban…) et à recruter six personnes,  un encadrant technique, un dessinateur et, surtout, quatre salariés en insertion supplémentaires. « Nous avons deux types de métiers, des soudeurs qui peuvent ensuite s’orienter vers des postes en chaîne de montage et des assembleurs-soudeurs, qui sont plus autonomes, plus qualifiés et recherchés tant par l’industrie que par le secteur du bâtiment pour leur savoir-faire », explique Antoine Bobot. Sur les 24 CDDI signés par l’entreprise, dix ont déjà connu une sortie positive en emploi, dont six dans l’industrie.

Les salariés en insertion restent en moyenne deux ans et correspondent à trois profils différents : « des jeunes, sans expérience et éloignés de l’emploi qui ont un CAP ou un BEP,  des gens dont la métallerie est la spécialité mais qui ont connu des accidents de parcours et, enfin, des primo-arrivants, qui ne maîtrisent généralement pas le français ». « A la création de Métal Insertion, nous avions totalement confiance en son fondateur qui avait déjà  lancé une école de production à l’Icam. Mais nous sommes posés des questions sur les débouchés de cette entreprise d’insertion car les clients de la métallurgie exigent une qualité de production avec des pièces bien faites et livrées à l’heure. Or l’entreprise d’insertion a gagné le challenge », reconnaît Patrick Bourghelle, qui suit le dossier pour Udimétal. Le pari d’Antoine Bobot est aujourd’hui de hausser le niveau de qualité de sa production, avec des pièces encore plus précises et plus complexes à réaliser. Et de parfaire l’organisation de l’entreprise.