Focus social

Présidentielles : quelles mesures sur le coût du travail ?

Présidentielles : quelles mesures sur le coût du travail ?

Les principaux candidats à l’élection présidentielle ont désormais rendu public leur programme. En matière de coût du travail, facteur déterminant pour la compétitivité de notre économie, les propositions d’évolution du CICE et des allègements généraux de cotisations ne sont pas, à ce stade, pas à la hauteur des enjeux.

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Le programme de Marine Le Pen prévoit que le CICE soit fusionné avec les allègements généraux dans un dispositif dégressif, le bénéfice de ces exonérations étant conditionné au maintien de l’emploi et, a priori, réservé aux TPE-PME. En outre, elle propose de créer un dispositif « premier emploi » qui exonèrerait totalement de charges la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans, pendant une période de deux ans. Le programme de Benoit Hamon prévoit également de conditionner les crédits d’impôt consentis chaque année par le CICE à la réalisation d’objectifs de création de postes, de progrès écologiques, et d’une réduction du temps de travail.

En sus des mesures qu’ils proposent par ailleurs en matière d’impôt sur les sociétés et d’ISF, les programmes de François Fillon et Emmanuel Macron conduisent à remplacer le CICE par un dispositif pérenne d’allègement de charges.

  1. Emmanuel Macron propose de transformer le CICE en allègement de charges pérennes pour toutes les entreprises, ce qui se traduirait par 10 points supplémentaires d’exonérations au niveau du SMIC et 6 points d’exonérations supplémentaires à 2,5 SMIC. Il propose par ailleurs de créer une prime pour l’embauche en CDI de jeunes issus des quartiers en difficulté.

Le programme de François Fillon est le seul à prévoir un effort supplémentaire en matière de baisse des charges pesant sur les salaires et la production, pour un total sur le quinquennat de 25 Mds€, bénéficiant à tous les niveaux de salaires. Il propose d’autre part de transformer le CICE en une baisse équivalente de cotisations. Des économies sur les dépenses de l’Etat et une augmentation de 2% du taux normal de TVA permettraient le financement de ces mesures.

Ces mesures restent à affiner tant dans leurs modalités que leur chiffrage et leur financement. Elles ne paraissent pas pouvoir donner un élan nouveau à la dynamique qui doit être relancée au profit de la compétitivité des entreprises industrielles et de leur montée en gamme. L’UIMM mènera un dialogue avec les candidats et avec le Gouvernement et le Parlement issus des élections pour convaincre de la nécessité de mesures plus ambitieuses.

 

 

 

L’UIMM mènera un dialogue avec les candidats et avec le Gouvernement et le Parlement issus des élections pour convaincre de la nécessité de mesures plus ambitieuses.